Laurent Jullien de Pommerol

                                   

                                    ordonné en 2004 à Lyon

                                    vicaire de la paroisse Sainte Anne des Calades (Villefranche s/ Saône) de 2004 à 2007

                                    curé de Brignais de 2007 à 2015 et Chaponost de 2013 à 2015

                                    curé de l'ensemble paroissial de la Croix Rousse depuis 2015

Né en 1973 à Saint-Étienne, dans une famille catholique de trois enfants, Laurent s’est lancé dans la préparation d’une carrière d’ingénieur en agroalimentaire. Musicien dans l’âme, depuis son plus jeune âge, il consacre du temps à ses études musicales, y compris encore maintenant au Conservatoire Supérieur de Musique de Lyon comme élève de Bernard Tétu. Le service militaire l’enverra à Saint-Cyr où il sera répétiteur, au service des jeunes du lycée.

La vocation de Laurent a des racines anciennes : c’est vers 10-11 ans qu’il entend un premier appel. Les années scolaires et universitaires se passent sans que cette vocation prenne consistance. Mais des engagements auprès de groupes de jeunes, d’animation chorale, de groupes bibliques valent déjà expérience d’Eglise. Jusqu’à un certain 15 août. Laurent a 21 ans. Il sera prêtre. La propédeutique à Paray-le-Monial est pour lui une année " fondatrice " : temps de rupture, de disponibilité, " oreilles et cœur ouverts ", dans une ambiance de vie fraternelle, année de discernement. C’est aussi, à l’âge adulte, une nouvelle initiation chrétienne : la Parole de Dieu, la liturgie, les grandes familles spirituelles sont au programme. Année difficile aussi pendant laquelle le doute s’insinue parfois. Puis confirmé dans sa décision, les études reprennent dans les séminaires de Paray-le-Monial et Saint-Irénée, avec stages en paroisses à Caluire et à l’Immaculée Conception, Saint Sacrement.

Dans sa famille nombreux sont ceux qui à chaque génération ont répondu à l’appel du Seigneur comme religieux(se) ou prêtre. De son oncle Xavier (1913-2004, 67 ans de prêtrise à Lyon), il garde la belle image d’un homme plein de disponibilité et de fidélité dans la durée.

En devenant prêtre, Laurent ne renonce pas au bonheur : " Pourquoi le prêtre ne serait pas heureux ? affirme-t-il. Je le suis aujourd’hui, et compte bien le rester demain. Je suis toujours ébloui par la foi, l’espérance, l’amour que je rencontre chez les gens. Ce n’est pas à faire "tourner la boutique" que je suis appelé, mais à aider chacun à rencontrer le Christ ".

Pour lui, le travail en équipe est une sécurité : " Ensemble, on risque moins "d’aller dans le mur " ! Mais dans l’image que nous donnons, il y a aussi, même si ce n’est pas toujours visible, la prière : le prêtre ne lit peut-être plus son " bréviaire" en se promenant dans son jardin, mais il reste fidèle à la liturgie des heures, à l’oraison ". Sa vie dans le célibat posera aussi question à ses contemporains : le monde l’interroge. Mais ce qu’il doit donner à voir, c’est le Christ.

Pour son équilibre personnel, Laurent compte aussi sur la musique, un élément de cette beauté qu’il aime à découvrir autour de lui. Mais il reste conscient que sa passion pour la musique ne sera jamais au premier plan ! " Si ma vie n’est pas unifiée, le dérapage est assuré ! Mais il s’agit moins de tout tenir en main que de prendre les moyens pour l’unifier.

 

Présentation par Pierre DUHAMEAU (SEDICOM LYON)

publiée le 2 août 2004 sur le site du diocèse de Lyon

Ses activités musicales l'ont amenés à être à l'initiative de diverses structures musicales, en particulier le Festival Musique d'Ensemble, dont il a été le directeur artistique de 2004 à 2011. Il est enfin co-fondateur de l'ensemble Vox Laudis-Choeur diocésain en 2000 avec Guy Lathuraz

            Gabriel TIMINN

 

                                          ordonné en 2008 pour le diocèse de Douala

                                           Prêtre auxiliaire étudiant à l'ensemble Paroissial de La Croix Rousse

                                          Voici l'interview publiée dans Vivre en Paroisse de décembre 2008

                                         

Depuis septembre 2018, le Père Gabriel TIMIN, du diocèse de Douala au Cameroun a rejoint la fraternité des prêtres de la maison Saint Denis. Il est actuellement en mission d’étude et prépare une thèse en philosophie sur le thème du sens de l’histoire à l’épreuve du terrorisme.

Le 8 décembre 2018 coïncidait avec le 10e anniversaire de son ordination. 

 

Trois questions au Père Gabriel

1.  Quelle est l’origine de votre vocation ? Et pourquoi prêtre diocésain ?

Je remercie le père Laurent le curé et le père Jean le vicaire ainsi que toute la communauté de l’ensemble paroissial de la Croix-rousse. Vous ne cessez de faciliter l’interprétation de vrais sentiments d’accueil et d’amour en ma modeste personne. Je vous prie de bien vouloir accepter ma profonde gratitude.

Je suis le père Gabriel TIMINN, prêtre d’origine Camerounaise. Je suis le premier né d’une fratrie de deux garçons et six filles. Mon papa, homme très pieux, avait prévu d’offrir à Dieu le premier né de sa famille. Après mes études primaires, je suis rentré au petit Séminaire, puis à l’université. En Septembre 1998 au cours d’une rencontre avec le Cardinal archevêque de Douala, il me dit ceci : « Je pense que Dieu te veut à son service comme prêtre ». Suite à ces mots du prélat, je rentrerai au Grand séminaire en Octobre 1998 et je serai ordonné prêtre, pour le compte du Diocèse de Douala, le 8 Décembre 2008.

2.  Quelles sont selon vous les différences entre le ministère des prêtres au Cameroun et en France ?

Les trois fonctions du prêtre tournent autour de la sanctification, de l’enseignement et du gouvernement. Je pense que ces trois assises sont universelles. Toutefois en raison des réalités sociales, culturelles et économiques le prêtre peut être appelé à aller un peu au-delà de cette triple fonction. Au Cameroun par exemple le prêtre est souvent aussi un psychologue, un assistant social, un conseiller bref celui sur qui on s’appuie lorsque rien ne va bien. En France la vie du prêtre s’arrime bien au système social qui est l’un des meilleurs au monde, ce qui n’est pas le cas au Cameroun.

 

3.  En dix ans de prêtrise quelle sont vos plus grandes joies ?

                     Mon ministère est rempli de belles choses qui me donnent la joie. Je vous dirai celles qui me viennent à l’esprit à l’instant. Il y a avant tout la célébration de l’Eucharistie surtout quand je prononce les paroles du Christ qui disait à ses disciples : « Vous ferez cela en mémoire de moi ». Je comprends que Jésus s’adressait aussi à ma petite personne.

Je me souviens avoir donné le sacrement des malades à une dame dans une maison de retraite, ici à Lyon. Cette dame m’a dit je suis sûre que je mourrai avant deux jours, j’irai au ciel et je penserai à vous.    Je vous remercie tous.

            Philippe Abadie

 

 

 

                                          ordonné en 1981 pour le diocèse de Mende, incardiné à Lyon en 2012

 

 

 

 

Le Père Philippe Abadie est professeur à la faculté de théologie de l'université catholique de Lyon. Il est spécialiste de la littérature biblique tardive et de l’apocalyptique juive. Il intervient depuis de nombreuses années d'abord dans les paroisses Saint Augustin - Sainte Elisabeth, puis dans l'ensemble paroissial de La Croix Rousse, lors de prédications le dimanche ou au cours de formation et conférence diverses.

 

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